À l’occasion de la mise en place de son nouveau projet d’établissement, l’INJEP a décidé de mettre en œuvre une refonte de ses différents sites Internet afin de créer un portail unique de ressources sur toutes les questions liées à la jeunesse et aux politiques de jeunesse. Les pratiques artistiques et culturelles des jeunes auront bien évidemment toute leur place au sein de ce projet.
En attendant la mise en ligne de ce nouveau site dans le courant du mois de mars 2012, nous continuerons de mettre à jour notre agenda des rencontres professionnelles, des formations et des événements hip-hop.
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Essais

  Culture hip-hop, jeunes des cités et politiques publiques

Sylvia Faure, Marie Carmen Garcia

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Dès son introduction en France, dans les années quatre-vingt, la danse hip-hop est apparue aux pouvoirs publics comme un moyen possible d’influencer, si ce n’est de contrôler la jeunesse des quartiers populaires désignée comme la principale source de désordres et de violences au sein de la société française. La promotion de la danse hip-hop est donc devenue un volet important des « politiques jeunes ». Elle le reste aujourd’hui - sous les signes de l’insertion, de la professionnalisation ou de l’animation des quartiers populaires.

Toutes deux sociologues, Sylvia Faure et Marie-Carmen Garcia ont enquêté auprès des jeunes pratiquants et des professionnels, au sein des structures mises à la disposition des danseurs ou dans les espaces publics de la ville, afin d’éclairer les modalités de cette rencontre entre les institutions et les jeunes.

Elles montrent que, si les effets produits sur les jeunes visés par l’action publique sont puissants - en termes culturels, biographiques… -, les politiques publiques sont confrontées en retour au défi plus que délicat de prouver leur efficacité face à des problèmes de société qu’elles ont contribué à construire et pérenniser : jeunes « des cités », quartiers « difficiles »…

Les auteurs portent une attention particulière à l’évolution des rapports sociaux de sexe entraînée par l’ouverture de la pratique du hip-hop aux filles et en mettent en évidence les conséquences non voulues. Elles proposent, au total, avec ce livre, une contribution forte au débat sur les rapports entre cultures populaires et cultures savantes ou légitimes.


La Dispute, Paris, février 2005, 192 pages, 17 €.
Mise à jour le vendredi 30 mai 2008
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